75 % des PME belges utilisent des outils d'IA. Seulement 13 % disposent d'une politique de gouvernance. La question n'est plus de savoir s'il faut numériser. C'est comment arrêter d'improviser.

Les PME belges sont parmi les plus actives sur le plan numérique en Europe. 34 % opèrent entièrement dans le cloud. 75 % utilisent des outils d'IA au moins une fois par semaine. La Belgique se classe au troisième rang en Europe pour l'adoption de l'IA au travail. Et pourtant : seules 13 % des entreprises utilisant l'IA disposent d'une politique de gouvernance officielle. Les outils sont là. Les cadres ne le sont pas. Cet article examine à quoi ressemble cet écart sur le terrain, pourquoi il se produit et ce que les entreprises belges doivent faire pour passer de l'improvisation numérique à la stratégie numérique.
En ce qui concerne les indicateurs d'adoption, oui. La Belgique occupe la troisième place en Europe pour l'utilisation de l'IA au travail, derrière le Danemark et la Suède. 34,5 % des entreprises belges utilisent désormais au moins une application d'IA, soit plus du double par rapport à 2023. L'adoption du cloud et le taux de pénétration du SaaS sont parmi les plus élevés de l'UE pour les PME. L'écart ne réside pas dans la vitesse d'adoption. C'est une question de gouvernance approfondie. De nombreuses PME belges ont évolué rapidement en ce qui concerne les outils et lentement en ce qui concerne les cadres nécessaires pour utiliser ces outils de manière sécurisée, cohérente et stratégique.
Disposer d'outils permet aux employés d'utiliser l'IA. La gouvernance signifie que l'organisation a décidé quels outils sont approuvés, avec quelles données, par qui et pour quelles tâches. Cela signifie qu'il existe des règles concernant ce qui peut être partagé avec des plateformes externes, un processus d'évaluation des nouveaux outils avant leur adoption et une responsabilité en cas de problème. Sans ce cadre, l'adoption est essentiellement incontrôlée : certains employés utilisent bien les outils, d'autres mal, certains créent des risques de sécurité sans le savoir, et l'organisation n'a aucune visibilité sur ceux-ci.
L'étalement du SaaS fait référence à la prolifération d'applications logicielles au sein d'une organisation, dont beaucoup sont adoptées sans connaissances informatiques ni approvisionnement central. L'entreprise gère aujourd'hui en moyenne plus de 830 applications, dont plus de 61 % ne relèvent pas de la supervision informatique officielle. Pour les PME belges, le risque est amplifié : des équipes informatiques plus petites se traduisent par une capacité moindre à surveiller ce qui est utilisé, et la faible barrière à l'entrée pour la plupart des outils SaaS signifie que tout membre de l'équipe possédant une carte de crédit peut compléter la gamme. Il en résulte des fonctions dupliquées, des accords de partage de données non révisés, des abonnements oubliés et des failles de sécurité invisibles jusqu'à ce que quelque chose se passe mal.
L'écart est principalement dû à la capacité et non à l'intention. Les grandes entreprises disposent de services informatiques dédiés, d'équipes de transformation numérique et d'un budget pour investir dans l'infrastructure de gouvernance. Les PME ont généralement une ou deux personnes responsables de l'informatique en plus d'autres responsabilités, disposent d'un temps limité pour la planification stratégique et ont tendance à résoudre les problèmes immédiats avec les outils disponibles plutôt que de prendre du recul pour concevoir une architecture cohérente. La perception selon laquelle la gouvernance est une préoccupation des grandes entreprises joue également un rôle : de nombreux dirigeants de PME pensent que les cadres, les politiques et les stratégies de données sont trop compliqués compte tenu de leur envergure, alors qu'en pratique, un document de gouvernance simple et pratique peut être produit en une journée.
Commencez par un inventaire des outils. La plupart des PME ne disposent pas d'une image complète des logiciels utilisés au sein de l'organisation, des personnes qui les utilisent et des données auxquelles elles accèdent. Un audit d'une semaine, au cours duquel chaque chef de service dresse la liste des outils utilisés par son équipe, fait généralement apparaître 30 à 50 % d'applications en plus que ce que le service informatique connaît. À partir de cet inventaire, vous pouvez établir des priorités : identifier les chevauchements critiques en matière de sécurité, signaler les outils qui traitent des données personnelles ou des clients sans accord approuvé, et établir un processus d'approbation simple pour l'adoption de nouveaux outils à l'avenir.
Nous sommes situés à l'intersection de la stratégie technologique et des talents. Les PME belges en pleine transformation numérique sont constamment confrontées à deux défis parallèles : mettre en place les bons outils et processus et trouver les personnes pour les gérer. Sparagus aide les organisations à réfléchir à la fois aux profils dont elles ont besoin pour mettre en œuvre une stratégie numérique, à la manière d'évaluer la maturité numérique des candidats et à la manière de constituer des équipes capables de mener la transformation plutôt que de simplement gérer les systèmes. Pour les entreprises qui ont besoin de structurer leur gouvernance avant d'embaucher, nous pouvons également les mettre en relation avec les bons partenaires de conseil.
En vous inscrivant à notre newsletter, vous acceptez de recevoir des communications conformément à notre politique de confidentialité.