Surmonter le syndrome de l’imposteur à chaque étape de sa carrière

Le syndrome de l'imposteur touche les pros à chaque étape de carrière. Découvrez pourquoi il apparaît, comment il évolue et comment arrêter que le doute de soi bride discrètement votre croissance.

December 30, 2025
Purple Elipse - Sparagus
6 minutes de lecture

Résumé de l'article en 30 secondes

Le syndrome de l'imposteur n'est pas un manque de compétence. Il surgit souvent lors des transitions de carrière, quand les rôles deviennent plus ambigus et les attentes moins explicites. En début de carrière, il se manifeste par une surpréparation et un doute de soi. Plus tard, il se transforme souvent en hésitation, surmenage ou évitement de la visibilité. Le vrai risque n'est pas de se sentir imposteur, mais de laisser ce sentiment guider vos décisions. Apprendre à reformuler le doute de soi comme un signe de croissance aide à se concentrer sur la clarté du rôle, les retours externes et un progrès intentionnel plutôt que sur l'auto-jugement. Le syndrome de l'imposteur ne signifie pas que vous ne êtes pas à votre place. Il indique souvent que vous vous étirez vers le niveau supérieur.

Le syndrome de l'imposteur se manifeste rarement quand les choses sont faciles.
Il surgit précisément quand votre rôle change, quand les attentes augmentent, ou quand vous entrez en territoire inconnu. Vous avez les compétences, l'expérience et les résultats, mais vous vous sentez à deux doigts de vous faire démasquer.

Ce qu'est vraiment le syndrome de l'imposteur (et ce que ce n'est pas)

Le syndrome de l'imposteur n'est pas un manque de compétence. C'est un écart entre ce que vous savez faire et la confiance que vous avez à le faire dans un nouveau contexte ou

Il apparaît souvent quand :

  • les règles du rôle ne sont pas totalement définies
  • le succès dépend du jugement, pas seulement de l'exécution
  • les retours sont ambigus ou retardés

Ce n'est pas :

  • une preuve que vous êtes sous-qualifié
  • un défaut de personnalité
  • quelque chose qui touche seulement les juniors

De nombreux performants le vivent justement parce qu'ils tiennent à bien faire et comprennent les enjeux de leur travail.

Pourquoi le syndrome de l'imposteur surgit souvent quand les choses vont bien

Une des plus grosses idées fausses, c'est que le syndrome de l'imposteur signale un échec. En réalité, il signale souvent une transition.

Il apparaît quand vous passez à un rôle où :

  • le succès n'est plus binaire
  • les attentes sont implicites plutôt qu'explicites
  • les résultats dépendent de l'influence, pas juste de l'effort

Quand vous apprenez du neuf, le malaise est normal. Mais quand on vous attend « déjà au point » dans un rôle plus large ou stratégique, le doute s'infiltre naturellement. Le problème n'est pas le doute lui-même. Le problème, c'est de l'interpréter comme une preuve que vous n'êtes pas à votre place.

Comment le syndrome de l'imposteur se manifeste à différents stades de carrière

Début de carrière

Au début, il ressemble à :

  • une sur-préparation de tout
  • rester silencieux même avec un input pertinent
  • penser que tout le monde sait plus que vous

La peur est souvent d'être vu comme inexpérimenté ou remplaçable.

Mi-carrière

Plus tard, le pattern change. Vous commencez à vous demander si vos succès passés étaient situationnels ou accidentels. Vous vous sentez coincé entre « trop expérimenté » pour repartir de zéro et « pas assez » pour monter.

C'est souvent là que les gens hésitent à se repositionner ou à postuler pour des rôles un peu hors zone de confort.

Postes seniors et leadership

Aux niveaux seniors, il ne disparaît pas, il change de forme. Au lieu de douter des compétences techniques, on questionne :

  • son jugement stratégique
  • sa légitimité à diriger les autres
  • sa capacité à décider avec des infos incomplètes

La visibilité est plus haute, la marge d'erreur semble plus fine, et la pression devient interne plutôt qu'externe.

Le vrai risque : laisser le syndrome de l'imposteur driver votre comportement

Il devient problématique quand il influence directement vos actions. Comportements courants :

  • éviter la visibilité ou la prise de responsabilité
  • dire oui à tout pour prouver sa valeur
  • rester dans des rôles safe plutôt que de se challenger
  • surtravailler au lieu de prioriser

À long terme, ça ne protège pas votre crédibilité. Ça limite votre croissance. Les carrières stagnent pas par manque d'aptitude, mais parce qu'on arrête de se faire assez confiance pour avancer.

Comment travailler avec le syndrome de l'imposteur au lieu de l'éliminer

Vouloir l'éliminer complètement marche rarement. Une approche plus utile, c'est changer comment vous y réagissez.

Au lieu de demander :
« Suis-je assez bon pour ça ? »

Essayez :
« Qu'est-ce qu'on attend de moi dans ce rôle là maintenant ? »

Ça shift le focus de l'auto-évaluation à la clarté du rôle.

Autres reframes pratiques :

  • Séparez apprentissage et performance. Ne pas tout savoir ≠ sous-performer.
  • Cherchez des signaux externes. Retours, résultats et confiance des autres comptent plus que vos narratifs internes.
  • Acceptez que le malaise signifie souvent que vous êtes au bon niveau de challenge. Le progrès semble instable avant d'être naturel.

Un reframe qui aide vraiment

Un shift simple : se sentir imposteur signifie souvent que vous n'êtes plus en pilotage automatique. L'autopilot est confortable, mais stagne rarement à la croissance.

Le syndrome de l'imposteur n'est pas un signe que vous échouez. C'est souvent un signe que vous vous étirez vers du neuf avant que la confiance ait eu le temps de suivre.

En bref

Le syndrome de l'imposteur peut surgir à n'importe quel stade de carrière. Ça ne veut pas dire que vous faites quelque chose de mal.

Ce qui compte, ce n'est pas si vous ressentez du doute, mais si vous le laissez définir vos choix. Quand vous reconnaissez le syndrome de l'imposteur pour ce qu'il est – un signal de transition plutôt qu'un manque – il perd beaucoup de son pouvoir.

La croissance ne se sent rarement confortable au début. Mais ce malaise est souvent le signe le plus clair que vous avancez dans la bonne direction.

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