Je n'ai pas d'autres questions.
C'est une phrase polie, souvent sincère, mais qui coûte chaque semaine des offres d'emploi à des candidats. C'est la dernière chose que l'interviewer entend, et cela est perçu comme de l'indifférence, même si vous estimez simplement avoir fait le tour du sujet.
Les questions que vous posez font partie intégrante de l'évaluation. Voici comment les utiliser.
Pourquoi ce moment n'est pas une simple formalité
Les recruteurs utilisent vos questions pour vérifier trois points : si vous avez écouté, si vous comprenez le poste et si vous évaluez l'entreprise en retour.
Ce dernier point compte plus que les candidats ne l'imaginent. Quelqu'un qui ne pose aucune question donne l'impression d'accepter n'importe quoi, ce qui n'est pas valorisant sur un marché où l'entreprise doit aussi vous convaincre.
Un entretien est un échange à double sens. Les deux parties doivent en ressortir convaincues.
Combien de questions devez-vous préparer ?
Quatre ou cinq. Ni une, ni dix.
Une ou deux trouveront réponse au cours de l'entretien, c'est précisément pour cela qu'il vous faut des questions de secours. En poser dix transforme la fin de l'entretien en interrogatoire et empiète sur le temps dont le recruteur a besoin pour conclure.
Notez-les. Sortir un carnet pour lire une question préparée n'est pas une faiblesse, c'est un signe de préparation.
Questions sur le poste lui-même
Ce sont les plus sûres et les plus utiles, car les réponses influencent la manière dont vous envisageriez le travail.
- À quoi ressemble une semaine type à ce poste ?
- Pourquoi ce poste est-il vacant ? S'agit-il d'un remplacement ou d'une création de poste ?
- Quelles sont les trois premières priorités que vous souhaiteriez voir accomplies au cours des six premiers mois ?
- Quelle est la partie la plus difficile de ce travail ?
La question sur la raison pour laquelle le poste est vacant est la plus révélatrice de cette liste. Un remplacement, un recrutement lié à la croissance ou un poste qui a été renouvelé trois fois en deux ans sont trois situations très différentes.
Questions sur la mesure de la réussite
C'est cette série de questions qui distingue les candidats préparés des candidats simplement polis.
- Comment ma performance sera-t-elle évaluée, et par qui ?
- À quoi ressemble une première année réussie à ce poste ?
- Qu'est-ce qui vous ferait dire, dans douze mois, que ce recrutement est une réussite ?
Poser cette question montre à votre interlocuteur que vous vous projetez déjà dans l'action plutôt que dans la simple obtention du poste. Cela vous protège également : si personne ne peut définir ce qu'est la réussite, c'est que le rôle n'a pas encore été clairement défini.
Questions sur l'équipe et le manager
Vous rejoignez des personnes, pas un organigramme.
- Comment l'équipe est-elle structurée et avec qui serai-je amené à travailler au quotidien ?
- Quelle est votre méthode préférée pour faire des retours ?
- Comment les décisions sont-elles prises en cas de désaccord au sein de l'équipe ?
Posez ces questions au responsable du recrutement, pas aux RH. La réponse à la question sur les retours, en particulier, vous en dira plus sur vos deux prochaines années que n'importe quelle page dédiée à la culture d'entreprise.
Ce qu'il faut demander au recruteur plutôt qu'au jury
Toutes les questions ne sont pas adaptées à chaque entretien.
Réservez les questions sur le salaire, les avantages, le préavis et le type de contrat au recruteur ou au contact RH. Ce sont des questions légitimes que vous devez absolument poser, mais pas au milieu d'un entretien technique où personne dans la salle n'est habilité à y répondre.
Si vous travaillez avec un cabinet de recrutement, c'est précisément leur rôle. Nous informons nos candidats sur la rémunération et le processus avant l'entretien avec le client, afin que l'entretien se concentre uniquement sur le travail. Si le vocabulaire contractuel vous est inconnu, le préavis et contrat à durée indéterminée sont de bons points de départ.
Trois questions à éviter
Certaines questions vous desservent immédiatement.
- Tout ce qui est déjà indiqué sur le site web. « Que fait l'entreprise ? » montre que vous n'avez pas pris dix minutes pour vous préparer.
- Tout ce qui ne concerne que vos avantages personnels. Les congés, le télétravail et les perspectives d'évolution sont des questions légitimes, mais pas en guise d'introduction.
- « Comment m'en suis-je sorti ? » Cela met le recruteur mal à l'aise et n'obtient que rarement une réponse honnête. Préférez interroger sur les prochaines étapes et le calendrier.
La question incontournable pour conclure
Si vous ne devez poser qu'une seule question, posez celle-ci : « Y a-t-il un aspect de mon profil qui vous fait hésiter ? »
C'est une question inconfortable. C'est aussi la seule qui vous permet de lever un doute avant qu'il ne se transforme en un refus sans explication. La plupart des recruteurs y répondront avec franchise, et certains pourraient même changer d'avis sur le moment.
En résumé
Préparez quatre ou cinq questions, gardez-en deux en réserve, et assurez-vous qu'au moins l'une d'entre elles porte sur les indicateurs de performance du poste.
Posez vos questions sur le travail au jury, et celles sur la rémunération au recruteur.
Et ne terminez jamais par « je n'ai pas de questions ». Si vous n'en avez vraiment plus, expliquez ce que vous avez appris qui a confirmé votre intérêt. Cela revient au même, mais l'impact est bien plus positif. Prêt à mettre cela en pratique ? Découvrez nos offres actuelles.